Suivi de la mégafaune marine à l’échelle des parcs
Le nombre croissant de parcs éoliens en mer soulève des questions quant aux impacts sur la mégafaune présente en mer. Celle-ci inclut les mammifères marins, les poissons, les oiseaux, mais aussi les chauves-souris, qui peuvent s’aventurer au large des côtes. Afin de mieux connaître cette biodiversité marine et son comportement à proximité des parcs, nous concevons des outils et des méthodes éprouvées en milieu offshore pour assurer des suivis en continu et à long terme de la mégafaune. Par exemple, depuis une structure en mer au sein d’un parc éolien en exploitation (Projet DRACCAR-MMERMAID).
Nous avons également travaillé sur l’optimisation des suivis aériens de la mégafaune au-dessus des parcs éoliens. Pour des raisons de sécurité, ces suivis ne peuvent se faire qu’à plus de 300 m d’altitude au moyen d’un système de prise d’images automatisé générant des milliers d’images à chaque vol. Pour améliorer leur rapport coût/efficacité, nous avons développé avec nos partenaires des outils de détection automatique de la mégafaune à partir de ces photographies aériennes (Projet SEMMACAPE). Par ailleurs, nos travaux montrent l’intérêt de privilégier des suivis numériques dès l’état de référence et tout au long du cycle de vie du parc pour garantir la comparabilité des données (projet OWFSOMM).