Que retenez-vous de votre présidence ?
Durant ma présidence de l’Association, je retiens deux faits marquants et intimement liés : la concrétisation du conventionnement en tant qu’Institut pour la transition énergétique et la création d’une SAS pour porter à terme les activités de l’Institut. Mon rôle a été de finir de convaincre l’ensemble des parties prenantes publiques d’accorder ce conventionnement. Il a fallu arguer que nous étions dans une trajectoire de croissance et que nous allions rapidement devenir un institut d’envergure raisonnable. Aujourd’hui, avec plus de 65 personnes et des antennes à Marseille et Nantes, c’est la preuve que le chemin pris était bon. Ça n’était pas acquis car nous étions dans une période de repli de l’hydrolien et de repositionnement sur l’éolien en mer. Le concept de souveraineté énergétique et de chaîne industrielle aussi locale que possible n’était pas encore la priorité qu’elle est devenue.
Comment le conventionnement s'est-il concrètement traduit ?
Une fois le conventionnement obtenu, il a fallu enclencher sa déclinaison dans la SAS, avec toutes les problématiques juridiques et la bascule progressive des salariés et des actifs d’une entité vers l’autre. Tout ce travail a été passionnant mais aussi difficile Je remercie le Comité exécutif de France Energies Marines pour l’avoir mené avec rigueur.
Quel était le contexte à l'époque ?
Le contexte de cette époque a conduit l’Institut à faire évoluer sa recherche de membres et à beaucoup changer sa logique de R&D. Il s’agit de la vie normale des affaires et de l’innovation, même si ça n’est pas naturel en France : s’adapter au marché, décider rationnellement d’accélérer sur les secteurs porteurs, et désinvestir dans les secteurs qui le sont moins, Ce fut une période difficile, mais salvatrice pour France Energies Marines.