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Témoignage : Mélanie ROULET

J’ai toujours mis un point d’honneur à être proactive, à faire preuve de beaucoup de rigueur et à acquérir rapidement les connaissances techniques nécessaires.

Mélanie Roulet

Pouvez-vous revenir sur vos débuts à France Energies Marines ?

J’ai choisi de candidater à France Energies Marines car j’avais le souhait de travailler dans l’ingénierie appliquée au domaine maritime avec une forte composante « instrumentation ». J’étais donc très motivée pour ce poste qui répondait en tous points à ce que je recherchais. Cependant, hormis le fait d’avoir une expérience en institut de recherche, mon profil correspondait peu à celui figurant sur l’offre. Malgré cela, j’ai candidaté, France Energies Marines m’a fait confiance et j’ai intégré l’équipe en avril 2022. Ma première mission consistait à assurer la gestion du projet DYNAMO portant sur le suivi en service des câbles électriques dynamiques impliquant huit partenaires privés et publics. Le défi pour moi c’était de veiller à ce que tout le monde se sente impliqué et que le planning soit respecté sans être la responsable hiérarchique de personne. Pour piloter les réunions, il fallait également que je sache de quoi chacun parlait. Les tâches techniques que je devais réaliser en grande partie sur l’état de l’art m’ont fortement aidées à entrer dans le sujet.

Comment avez-vous évolué ensuite ?

En avril 2023, mon responsable, m’a proposé de gérer un autre projet, OPHARM, portant sur le couplage entre éolien en mer et hydrogène. C’était une belle reconnaissance de mon travail et de mon adaptabilité. Là encore, j’ai tenu à bien m’imprégner d’un certain nombre de connaissances techniques pour être pertinente dans les échanges avec mes collègues et les différents partenaires. Fin 2023, j’ai poursuivi ma mission de pilotage avec le lancement de OPHARM2, un nouveau projet pour aller plus loin sur la production d’hydrogène en mer à partir de parcs éoliens. En parallèle,le projet HT-20MW a été lancé pour développer un hub de connexion à destination d’une éolienne flottante de 20 MW. Notre Institut était en charge de la qualification d’une solution de suivi en service pour les câbles dynamiques. Je copilotais ces travaux avec mon collègue. En juillet 2024, nous avons conçu et mené une campagne d’essais en mer où la déformation d’un vrai câble électrique a été suivi dans le temps et l’espace avec six technologies différentes. Nous avons travaillé efficacement en binôme depuis la spécification des tests jusqu’à l’exploitation des données collectées, en passant par le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt. Cela a été un énorme travail qui m’a permis de monter en compétence. Nous avons menés une expérimentation vraiment innovante et avons obtenu des résultats très attendus par la filière.

Projet HT-20MW
Projet DYNAMO

Comment résumer votre approche vis-à-vis des différentes missions qui vous sont confiées ?

Dorénavant, je me sens complètement légitime sur le sujet des câbles électriques dynamiques, que ce soit au sein de mon équipe ou bien de la communauté scientifique, même s’il faut reconnaître que cette thématique reste très masculine. Si j’ai pu compter sur le soutien de mes collègues et de mon encadrement dès mon arrivée à France Energies Marines, j’ai toujours mis un point d’honneur à être proactive, à faire preuve de beaucoup de rigueur et à acquérir rapidement les connaissances techniques nécessaires. Pour résumer, c’est une combinaison gagnante entre la ténacité individuelle, la confiance mutuelle et l‘émulation collective.

Vidéo de l'expérimentation

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