Sur quelle thématique travaillez-vous à France Energies Marines ?
Actuellement, je contribue à deux projets de R&D collaboratifs qui portent sur le développement d’un jumeau numérique d’éolienne flottante : SUBSEE 4D et DIONYSOS. A mon arrivée, il y a environ un an, je me suis concentré sur l’interface graphique destinée à afficher les résultats issus du système de surveillance de la fatigue du flotteur et des lignes d’ancrage. Je me suis ensuite attaqué à la construction du modèle numérique en utilisant des outils multiphysiques permettant de tenir compte des paramètres liés à la structure, à l’aérodynamisme, au contrôle commande et à l’hydrodynamisme. Viendront ensuite la phase de validation du modèle puis les travaux mathématiques permettant de coupler données simulées et données issues du terrain.
Qu’appréciez-vous le plus dans votre poste ?
Dans le cadre de DIONYSOS, une éolienne flottante à échelle 1 en exploitation au large de la Norvège va être instrumentée avec différents capteurs, ce qui va nous permettre de collecter des données de terrain. Cette étude est très innovante et stimulante. L’équipe projet à France Energies Marines s’étoffe petit à petit, ce qui est structurant pour la thématique des jumeaux numériques. Notre effectif restant malgré tout réduit, cela nécessite d’être curieux et pluridisciplinaire, tout en communiquant régulièrement avec les différents partenaires. J’accompagne par exemple une chercheuse post-doctorale de l’IMT Atlantique, spécialiste des réseaux de neurones, sur l’application de sa démarche scientifique au contexte de l’éolien offshore flottant. Autre point fort : nous disposons d’une importante ressource de calcul en interne et d’un accès au supercalculateur du GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif), ce qui est assez notable pour une structure de la taille de notre Institut. Cela nous permet de lancer simultanément plusieurs simulations.
Avez-vous des activités hors de ces deux projets ?
Oui, je contribue à mon niveau au rayonnement de France Energies Marines en prenant part à deux groupes de recherche en mathématiques : UQSay qui porte sur la quantification de l’incertitude ainsi que la conception et de l’analyse d’expériences par ordinateur, et le GdR MASCOT-NUM qui traite des méthodes stochastiques pour l’analyse des codes numériques.