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Offre d’emploi
Le développement de l’éolien en mer en France et en Europe soulève de nombreuses questions concernant les interactions entre les oiseaux marins et les infrastructures offshore. Si les risques de collision ou les phénomènes d’évitement font désormais l’objet de nombreux travaux, d’autres mécanismes demeurent encore peu documentés. C’est notamment le cas de l’effet reposoir, c’est-à-dire l’utilisation des structures en mer par les oiseaux comme sites de repos, dont l’importance semble varier selon les espèces et les contextes environnementaux locaux. Ces infrastructures pourraient pourtant modifier significativement le comportement des oiseaux marins en offrant de nouvelles opportunités de repos en mer, en modifiant leurs déplacements et leur utilisation de l’espace, mais également en générant une attraction susceptible d’augmenter les interactions avec les éoliennes.
Dans le cadre du projet DRACCAR-MMERMAID, France Énergies Marines (FEM) met en place des travaux de Recherche et Développement visant à mieux comprendre les interactions entre la faune marine et les infrastructures offshore. Ce stage de Master 2 se déroulera au sein de l’équipe « Biodiversité et Interactions » de FEM et s’appuiera sur les données de suivi avifaune collectées sur le mât de mesures de Fécamp, plateforme offshore de recherche située à proximité du parc éolien en mer de Fécamp. L’objectif de ce stage de Master 2 sera de caractériser et de quantifier l’utilisation du mât de mesures de Fécamp comme reposoir par les oiseaux marins à partir de deux dispositifs de suivi complémentaires.
L’objectif de ce stage de Master 2 est de caractériser et de quantifier l’utilisation du mât de mesures de Fécamp comme reposoir par les oiseaux marins, à partir de deux dispositifs de suivi complémentaires mis en œuvre depuis 2024 :
Les données issues de ces deux dispositifs sont d’ores et déjà disponibles et directement mobilisables dans le cadre du stage.
Le travail du ou de la stagiaire consistera à analyser conjointement ces jeux de données afin de mieux comprendre les déterminants du comportement de repos sur la structure offshore. Plusieurs questions pourront être abordées par le ou la stagiaire :
L’objectif final du stage sera de comparer les tendances écologiques mises en évidence par les deux dispositifs de suivi, d’identifier leurs convergences et divergences, puis d’évaluer de manière critique leur complémentarité et leur pertinence pour l’étude de l’effet reposoir des oiseaux marins sur les structures offshore.
Un focus particulier pourra être porté sur les Laridés, et notamment sur le Goéland marin (Larus marinus), espèce nicheuse et sédentaire en Seine-Maritime (Normandie), régulièrement observée dans les parcs éoliens en mer et particulièrement susceptible d’utiliser les infrastructures offshore comme support de repos.
Descriptif des missions confiées au stagiaire :
Master 2 en écologie marine, écologie, écologie statistique, modélisation écologique ou formation équivalente (école d’ingénieur).
Une expérience en écologie des prédateurs supérieurs marins, en analyse de données de suivis télémétriques (GPS) et/ou en traitement de jeux de données multi-sources serait appréciée.
Première expérience en recherche en écologie (stage de M1 ou équivalent), incluant idéalement une expérience en statistiques et/ou modélisation appliquées à l’écologie.
Conformément à la règlementation, à compétences égales, la priorité sera donnée aux personnes en situation de handicap.
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