DIME

3 questions à Rui Duarte

Le projet DIME sur les vagues déferlantes touche à sa fin. Avant le webinaire de restitution des résultats qui se tiendra le 15 octobre 2021, retour sur le projet avec Rui Duarte, ingénieur de recherche en outils et méthodes de caractérisation de sites.

A quel niveau intervenez-vous dans le projet DIME qui traite des vagues déferlantes ?

Ma contribution principale concerne l’instrumentation pour l’expérimentation sur le phare de la Jument, au large de l’île d’Ouessant. Le but est d’utiliser cet édifice en mer pour réaliser des mesures directement sur le terrain. J’ai en charge la mise en place et le bon fonctionnement du système de stéréo vidéo, installé en haut du phare, qui permet la reconstruction en 3D des vagues, mais aussi de tout le dispositif associé d’acquisition de données. Les campagnes de mesures ont lieu chaque hiver car les conditions d’observation des évènements extrêmes sont optimales, il faut donc se rendre sur place à l’automne pour installer les appareils et revenir au printemps les récupérer. Dans le cadre du projet DIMPACT qui débute, nous allons continuer ces campagnes en les optimisant pour n’y aller qu’une fois par an. En parallèle, un système équivalent de caméras va être déployé sur le mât d’une éolienne flottante en mer de Norvège. Des capteurs de pression seront aussi installés sur la structure. Concernant ce point, je suis impliqué sur les aspects programmation et électronique. C’est un travail d’équipe très motivant qui me permet de développer de nouvelles expertises.

Quelle est la principale difficulté de cette mission ?

C’est réellement l’accès au site d’expérimentation. En effet, aller sur le phare est complexe. Cela nécessite un hélitreuillage ou une dépose par bateau pour peu que les conditions météorologiques le permettent. Il faut donc préparer très soigneusement chaque mission et toujours prévoir du matériel de rechange. Il est aussi nécessaire de concevoir les systèmes afin qu’ils soient les plus fiables possibles. Le projet se termine bientôt.

Quels moments ont été pour vous les plus marquants ?

Sans hésiter, les missions sur le phare ! L’accès comme je l’ai dit est assez sportif. Le temps et le nombre de personnes sont limités : nous travaillons donc de la manière la plus efficace et collégiale possible. L’ambiance est vraiment spécifique à ce genre de situation. Et puis, passer une à deux nuits sur cet édifice en pleine mer est une expérience originale que peu de personnes ont l’opportunité de vivre.

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Crédit photo : France Energies Marines

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