L'Institut pour la Transition Énergétique
dédié aux Énergies Marines Renouvelables
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19/10/2018

Ingénieur en ancrage - Mooring and Anchoring Research Engineer

Le phare de la Jument vu du ciel
26/09/2018

Utiliser l'édifice comme un dispositif expérimental à l’échelle 1:1.

Réunion d’information concernant le site d’essai en mer MISTRAL
17/09/2018

Réunion d’information à Port-Saint-Louis-du-Rhône le 14 septembre dernier.

Exemple de colonisation par des espèces benthiques d'un câble sous-marin - Projet BREBENT, FEM-IFREMER
14/08/2018

Étudier de manière intégrée l’impact des parcs éoliens flottants.

Matériel d'étude déployé sur le site d'essai en mer du Golfe de Fost
21/07/2018

Premier déploiement de matériel d’étude environnementale.

News>Actualités>Expérimentation inédite au phare de la Jument

Expérimentation inédite au phare de la Jument

26/09/2018

Utiliser l'édifice comme un dispositif expérimental à l’échelle 1:1.

Un projet de R&D collaborative

France Energies Marines, institut national de référence de recherche sur les énergies marines renouvelables, coordonne actuellement un projet de R&D collaborative visant à améliorer la connaissance des états de mer en cas de tempêtes pour optimiser le dimensionnement des systèmes de récupération d’énergies renouvelables comme les éoliennes flottantes. En effet, de telles machines sont exposées à des vagues extrêmes pouvant mettre en péril leur structure mécanique. Si ces vagues extrêmes sont amenées à déferler, le risque pour les machines est encore majoré. Il est donc essentiel de mieux comprendre et de bien caractériser ces phénomènes.

Un dispositif expérimental à l’échelle 1:1

Le projet en question, nommé DIME, comprend une opération inédite qui a débuté en décembre 2017 près de l’île d’Ouessant, avec le concours du Cerema, de l’Ifremer, du Shom et du Helmholtz-Zentrum Geesthacht (HZG), centre de recherche allemand sur les matériaux et le littoral. Le principe ? Utiliser le phare de la Jument comme un dispositif expérimental à l’échelle 1:1. Un profileur de courant situé au pied de l’édifice et une bouée à houle mouillée à 2 km à l'ouest donnent des informations in situ sur les vagues et les courants environnants. Du matériel de pointe a également été installé en haut du phare : un système de caméras permet de reconstruire les vagues en trois dimensions, et un radar est utilisé pour cartographier le champ de vagues à plus grande échelle. Des accéléromètres quantifient les déplacements de l’édifice sous l'effet des vagues.  Trois capteurs de pression seront bientôt installés sur la façade du phare pour déterminer les forces exercées par les vagues.

Des campagnes hivernales

La campagne de mesures effectuée durant l’hiver 2017-2018 sera réitérée au cours des trois hivers prochains. Après exploitation et analyse, ces dernières permettront d’améliorer la prédictibilité des vagues extrêmes et déferlantes, élément indispensable à l'optimisation des systèmes de récupération d’énergies renouvelables et donc à leur compétitivité en termes de coûts. Les connaissances acquises seront également très utiles dans le contexte actuel d'intensification des tempêtes et d'exposition des populations à des risques de submersions marines aggravés. Le phare de la Jument ne sera pas oublié car les données serviront à affiner l’estimation de sa durée de vie et à préconiser des mesures de consolidation pour la prolonger.

Des partenaires aux contributions complémentaires

Le projet DIME bénéficie d’un financement de France Energies Marines et de l’Etat géré par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme Investissements d’Avenir (ANR-10-IEED-0006-14). L’expérimentation sur le phare de la Jument a également reçu le soutien de la Filière Mer du Crédit agricole. Coordonné et piloté scientifiquement par France Energies Marines, le projet fédère un consortium 17 partenaires académiques et privés aux compétences et aux contributions complémentaires, gages de travaux scientifiques de qualité.